avignon_gnc_01a

La résidence ArtEmisia

Il existe une résidence aux allures de maison contemporaine au coeur de la ville historique d’Avignon… Bienvenue à ArtEmisia, une adresse dédiée à la colocation et préservée des solutions immobilières standardisées. Reportage.

Une résidence atypique

ArtEmisia. Tout est dit sur la résidence en donnant le nom de cette peintre italienne qui a contribué à l’essor de l’art à la Renaissance.

Sur trois cents mètres carrés dédiés à la colocation, cet immeuble à la structure épurée propose treize chambres meublées et de grands espaces communs sur trois niveaux. Le lieu recèle aussi une terrasse étonnante percée ça et là d’ouvertures vers l’intérieur.


En intra-muros, dans un quartier chargé d’histoire, dont le patrimoine est protégé, la réhabilitation et transformation du lieu ont suscité quelques délibérations. Gérald Paulmier, fondateur de la société GNC est à l’initiative de ce projet : « L’immeuble, se situant en Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP), à proximité immédiate de l’Eglise Saint-Symphorien-les-Carmes et du Cloître des Carmes, j’ai dû présenter au service de l’urbanisme de la Ville d’Avignon et à l’Architecte des Bâtiments de France, à plusieurs reprises, le projet de restructuration de cet immeuble de bureau en logement partagé pour les convaincre de son bien fondé. Les recherches historiques ont montré que l’immeuble étaient anciennement une des plus importante auberge d’Avignon, comme sous le nom de l’Hôtel de la Croix Blanche. Son ancienne façade d’entrée, située au 33 rue Carreterie a été classé au titre des Monuments Historiques. »



Il aura fallu pas moins de cinq mois de travaux de rénovation pour que la résidence ouvre ses portes à l’approche du festival d’Avignon en juillet 2013.

Le design irisé

S’amuser avec les reflets, les textures aux sols, le gris nacré pour décontracter une pièce au design minimal et pur, tel a été la mission de l’artiste Grégoire Monnet. Dès l’entrée de l’immeuble, figure le portrait d’Artémisia Gentileschi calligraphié sur un pan complet du mur. « Lorsque Grégoire Monnet s’est inspiré des lieux, de la ville et du patrimoine historique fort, il a tout naturellement choisi un angle artistique et culturel. Il a été un personnage clé dans la conception de ce projet. Grégoire Monnet a principalement participé à la décoration de tous les sols (peinture, résine…) et à la mise en valeur du hall d’entrée par la réalisation d’une grande fresque. C’est pourquoi, nous avons un bien unique. » se réjouit Gérald Paulmier.


Outre son indéniable côté pratique, cet intérieur autorise de multiples combinaisons de rangements. Pour le locataire, il devient la clé de voûte d’un aménagement astucieux où s’articulent penderie, casiers… recréant des aires de bureau, chambre ou dressing, ces astucieuses conceptions ménagent des zones d’intimité fonctionnelle dans un espace ouvert sur le salon ou la cuisine.


Chambres avec vue

Electriques et authentiques, les chambres d’ArtEmisia attirent aussi bien les étudiants que les jeunes actifs. Pour Gérald Paulmier: « Il y a un mix intéressant au sein de la résidence. La moyenne d’âge des colocs est de vingt-cinq ans. Mes locataires sont généralement des assistants de langues étrangères venant des Etats-Unis, Angleterre, Irlande, Italie ou Espagne pour donner des cours dans les lycées et collèges, des étudiants Erasmus venant pour un semestre et des étudiants et jeunes actifs Français. »



Grâce à une exposition plein sud, on peut admirer la vue depuis la place des Carmes en se délectant d’une véritable vie de quartier. La lumière se diffuse à tous les endroits de l’immeuble.

La convivialité s’opère à présent par les cuisines ouvertes et des lieux communs spacieux. Foi de résidents, les soirées sont conviviales et uniques en particulier pendant la période du festival d’Avignon. La gestion de cet immeuble est particulière parce que je loue à des professionnels du théâtre au mois de juillet. « Pendant le festival 2014, nous avons accueilli une compagnie de théâtre japonaise composée de douze artistes qui ont été enchantées par ArtEmisia. »


« Avec le recul, je pense encore faire évoluer l’offre de colocation. Par exemple en créant des salles de bains privatives en suite. Lorsque je me suis rapproché du groupe Les Collégiales, j’ai découvert un concept de colocation plus abouti et pertinent. Leur réflexion allait plus loin dans le développement des zones privatives comme des salles de bains dans chaque chambre et des espaces communs plus spacieux. L’immeuble dispose d’une pièce de 30 m² que j’imagine en grand salon permettant de réaliser des choses intéressantes. On peut imaginer une ambiance vintage avec un babyfoot, un flipper ou un billard. » confie Gérald Paulmier.

Une belle façon de mettre en synergie architecture, colocation et déco.

Découvrez notre galerie photos sur Pinterest

 

Propos recueillis par Emmanuelle Libert